Appel à tous

J’ai besoin de l’aide de mes 2 (ou 3?) lecteurs fancophones…

Ces temps-ci, on se passe en boucle des CD de Noël, sauf que notre collection comporte environ 75 CD en anglais et un seul CD en français. C’est celui du choeur Vla l’bon vent, c’est très bon, mais je trouve qu’il ne revient pas souvent. Je voudrais donc me doter de quelques autres CD de musique de Noël en français, de préférence québécois. Avez-vous des suggestions d’incontournables à me proposer?

Merci d’avance!

Mon perroquet préféré

Après l’avoir sûrement entendu bien des fois, c’est rendu que chaque matin, quand je me prépare à aller travailler, mon fils me dit spontanément (et pas seulement en réponse à la même politesse), avec le plus mignon des zozotements au monde:

- Bonne zooonée maman!

À croquer!

Fatigué!

Zak a suivi un cours toute la fin de semaine et je me suis donc retrouvée seule avec mon fils. J’en ai profité pour écouter de la musique en français, et comme ma musicothèque est mal garnie, j’ai échoué sur YouTube à écouter tous les clips de Renaud que je pouvais trouver. J’ai eu un grand moment de nostalgie en écoutant la chanson Fatigué, qui m’a tellement marquée à l’adolescence. Avec le recul, c’est sûr que c’est pas mal naïf, mais c’est toujours d’actualité :

Jamais une statue ne sera assez grande
pour dépasser la cime du moindre peuplier
et les arbres ont le coeur infiniment plus tendre
que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
j'échangerais la sève du premier olivier
contre mon sang impur d'être civilisé
responsable anonyme de tout le sang versé
Fatigué, fatigué
fatigué du mensonge et de la vérité
que je croyais si belle, que je voulais aimer
et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué
Fatigué d'habiter sur la planète terre
sur ce grain de poussière, sur ce caillou minable
sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
berceau de la bêtise et royaume du mal
où la plus évoluée parmi les créatures
a inventé la haine, le racisme et la guerre
et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
et amène le sage à cracher sur son frère
Fatigué, fatigué
fatigué de parler, fatigué de me taire
quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué
Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens,
massacré les baleines et bâillonné la vie,
exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écoeure
depuis l'horreur banale du moindre fait divers
il n'y a plus assez de place dans mon coeur
pour loger la révolte, le dégoût, la colère
Fatigué, fatigué
fatigué d'espérer et fatigué de croire
à ces idées brandies comme des étendards
et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué
Je voudrais être un arbre, boire l'eau des orages
me nourrir de la terre, être ami des oiseaux,
et puis avoir la tête si haut dans les nuages
qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
au coeur de cette terre que j'aime tellement
et que ce putain d'homme chaque jour assassine
je voudrais le silence enfin, et puis le vent...
Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
fatigué des discours, des paroles sacrées
Fatigué, fatigué
Fatigué, fatigué fatigué de sourire, fatigué de pleurer
fatigué de chercher quelques traces d'amour
dans l'océan de boue où sombre la pensée
Fatigué, fatigué

C’est l’heure du…

Dans la chronique développement du langage de fiston, voici la nouvelle phrase ajoutée à son répertoire, qu’il décline de plusieurs façons, les principales étant “c’est l’heure du dodo” et “c’est l’heure du souper”.

Hier soir, quand je lui ai demandé s’il voulait du “lait de maman” (dernière étape avant les préparatifs du coucher), il m’a fallu deux ou trois répétitions avant de comprendre ce qu’il essayait de me dire: “Non c’est l’heure du dodo”. Tentative de négation de la réalité très incorrecte grammaticalement, mais si charmante!

Pour ceux que ça intéresse, il est quand même allé au lit!

Nostalgie

C’est bizarre, ce soir, comme ça, sans prévenir, j’ai comme un gros coup de nostalgie. Peut-être parce que Zak n’est pas là et que j’ai donc passé une demi-heure à chanter des chansons québécoises à mon fils en l’allaitant avant de le mettre au lit. Peut-être juste parce que. Mais je m’ennuie des chansons québécoises. Et étrangement, pas des bonnes chansons : elles, je les ai sur disque et je les écoute assez régulièrement. Je m’ennuie des chansons quétaines.

Vous savez, ces chansons qu’on n’aime pas mais que quand elles jouent à la radio, on ne peut pas faire autrement, on se met à fredonner et on se rend compte qu’on les connaît par coeur. Ces chansons qui ont été populaires le temps d’une chanson, justement, puis qui ont sombré dans l’oubli, sauf qu’il suffit qu’on en joue les premières notes pour qu’on se rende compte qu’elles n’ont pas été oubliées du tout et que tout le monde reprenne le refrain en chantant (faux) à tue-tête. Ces chansons qui, somme tout, font partie de la trame culturelle québécoise, mais que comme elles ne sont pas si bonnes, on n’achète pas l’album donc si on n’écoute pas la radio on ne les entend plus.

Alors profitant de l’absence de mon anglophone de mari, je fais jouer Radio Rock détente sur Internet. Juste pour une fois, juste pour une heure, histoire de me rappeler de ce dont je me plaignais quand je baignais dedans.

Snif.

M’ennuie.

Tu vas aller faire un beau…

Dodo!

C’est ainsi que, selon la légende, ma mère m’annonçait que c’était l’heure d’aller au lit quand j’étais toute petite. Malgré ma mémoire phénoménale, je ne m’en souviens pas, ce qui prouve que j’étais vraiment petite. La légende, toujours, raconte que quand je n’avais pas envie d’aller au lit, la conversation allait plutôt comme suit:

- Tu vas aller faire un beau…
- Pas dodo!

Eh bien ce soir, ce qui devait arriver arriva. J’ai annoncé à mon fils :

- Tu vas aller faire un beau…
- Dodo!

Eh! Oui, pour la première fois il m’a répondu comme un grand. Enfin, comme un petit, mais comme un petit qui devient vraiment de plus en plus grand. N’est-ce pas une des joies de la parentalité que de poursuivre les traditions que vos parents à vous avaient commencé (uniquement les traditions agréables, évidemment)? Déjà, je me fais un point d’honneur tous les soirs de mettre mon fil au lit en lui souhaitant “Bonne nuit, beaux rêves!”, comme le faisait ma maman. Ça, je m’en souviens.

Voilà. La roue tourne. Une nouvelle génération est née qui transmettra, je l’espère, un peu de moi à la suivante. Après tout, c’est la seule forme d’immortalité qui existe, malgré tout ce que peut en dire mon frère…

Avertissement de neige

Pour mes lectrices montréalaises et anciennes montréalaises… Vous vous demandez à quoi ça ressemble, à Vancouver, un avertissement de neige?

Ça ressemble à ça (et je suis tout à fait sérieuse) :

Température maximum : 2.6 °C
Température minimum : -6.5 °C
Précipitations :
0 mm

Autrement dit, dès qu’il est possible qu’il neige, on lance un avertissement. Assez cocasse pour les Québécois!