False Alarm

I live in a housing co-op, which has many perks, the most obvious being that my rent is about half of what it would be for my apartment on Vancouver’s crazy housing market. But although the price of rent is probably what makes most people consider living in a co-op in the first place, once you live here you realize that the community feeling you gain is a lot more valuable. I had proof of that again yesterday.

I had just come home and was relaxing downstairs when Sherpa (my dog) started barking really loud, helping me realize that the fire alarm was ringing. Now most people would just assume it was a false alarm, which is usually the case, and be very relaxed about it. Not me. My parents’ apartment burned down before I was born (my sister was 4 and my brother, 2) and I was raised with an (un)healthy dose of fear of a house fire. Fire alarms trigger a real physical response (flight reflex, I suppose) in me. But yesterday, I found out that fleeing a house gets a bit more complicated when you’re home alone with a baby and a dog…

Elliot was in a T-shirt and a diaper (cloth diaper) without even a waterproof cover on, and it was maybe 10 degrees outside. So I quickly put the diaper cover on him, ran upstairs, stuffed him in a winter suit that was hanging nearby and grabbed my diaper bag. But then there was the dog, who needed a leash on him. Usually, when I take Sherpa out, I have Elliot in a baby carrier. I didn’t have time to do that yesterday. So I opened the door and asked the first neighbor I saw if she could give me a hand. She held Elliot while I put a leash on Sherpa and grabbed my shoes and jacket, then we switched and she took care of the dog the whole time we were outside. Which was extremely appreciated, since with all that excitement Elliot was quite fussy and needed all my attention.

It was a false alarm. We were able to go back home 20 minutes later. But that situation made me realize in a very real way that I am now responsible for the life of another human being on top of the life of my dog (which I would have sacrificed with little hesitation if need be). And it made me appreciate my community even more. It’s not the first time I say it, and I’m sure it’s not the last: co-ops rock! Let’s just hope I never have to face anything else than a false alarm!

5 Responses to “False Alarm”

  1. Mireille Says:

    Ma mère s’est souvent demandé comment elle ferait s’il y avait un feu lorsque mon père était en voyage d’affaire. Trois enfants avec seulement 18 mois de différence entre chaque, ça veut dire que il y a en deux jusqu’à un certain âge qui ne peuvent se passer des bras de maman pour fuir! Et puis l’autre n’a plus de main de disponible à agripper… C’est certain que ça fait peur, mais j’ai longtemps eu une peur bleu du feu (j’avais toujours un sac prêt dans ma chambre lorsque je me couchais avec différentes choses que je considérais essentielles) et puis finalement en 31 ans, rien ne s’est jamais passé. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas être vigilant, mais seulement qu’il ne faut pas paniquer simplement à l’idée que peut-être un jour il pourrait se passer quelque chose. Pourvu que la laisse soit toujours à sa place en cas d’urgence et le sac à couche toujours prêt à être pris… Quoique même encore, si vraiment il y avait urgence, sort avec Elliot dans tes bras, les pompiers et la Croix-Rouge te fourniront une couverture! Vaut mieux un petit bonhomme avec la grippe qu’un petit bonhomme brûlé mais bien habillé!!!! Ce que je trouve plus inquiétant moi, c’est le fait que tu n’entendes pas l’alarme plus que ça… Et si Sherpa n’était pas là pour te la faire entendre?


  2. Danielle Says:

    Comme je te comprends, Sophie! J’avais trois ans lors de cet incendie et même si mes souvenirs sont fragmentés, j’en ai gardé une peur bleue du feu… Ici en France, presque personne n’a d’alarme de fumée. Ce n’est ni obligatoire, ni considéré comme la base dans une maison; c’est davantage vu comme une gentille paranoïa. Et ça m’a toujours fait peur. La porte d’entrée de l’immeuble est fermée à clé de l’intérieur, ce qui fait que si le feu prend et que j’oublie de prendre la clé la nuit, je ne pourrai pas sortir – sauf bien sûr si un voisin y pense! Mais je suis d’accord avec Mireille: sors le petit comme il est! Au pire, laisse une couverture dans une armoire près de la porte dans laquelle tu pourrais l’enrouler en pleine nuit. Ma mère m’avait sortie enroulée dans une couverture ce fameux soir… et en pyjama!


  3. sophie Says:

    Je sais, ça nous inquiète beaucoup, on s’est plaint mais rien n’a été fait jusqu’à maintenant. Le jour c’est encore tel que tel, du salon j’entend quand même l’alarme. Pas assez fort pour me rendre compte instantanément que c’est une alarme de feu, ça m’aurait sans doute pris une ou deux minutes pour réaliser ce que c’était, mais j’aurais fini par réagir. C’est la nuit que c’est le pire : la porte de la chambre fermée, on n’entend vraiment pas grand chose. L’alarme a sonné une fois quand on dormait, et c’est Sherpa qui nous a réveillés. Je pense que sans lui, on aurait continué de dormir. On lui a donné une ration supplémentaire de biscuits ce soir-là!
    Tant qu’ils n’ajouteront pas des alarmes, à notre immeuble, j’ai bien peur qu’il faudra se fier à la présence d’esprit des voisins. Il y a une personne par aile du bâtiment qui est censée aller frapper à toutes les portes en cas de feu pour avertir tout le monde, reste à savoir si en cas de vrai feu ça se ferait aussi… Mais en février, quand il y a eu un vrai feu, le couple touché (des personnes très âgées) ont été sortis de leur appartement par des voisins. On peut donc espérer…


  4. sophie Says:

    C’est sûr que si j’avais senti ou vu de la fumée, je serais sortie comme ça et j’aurais laissé sortir le chien sans laisse, quitte à se débrouiller rendus en bas. Mais comme l’alarme d’incendie sonne assez souvent pour rien ici (au point où la plupart des locataires ne sortent même pas de leur appartement, ils regardent juste par la fenêtre pour voir s’il se passe quelque chose), je crois que j’aurais eu peur qu’on me prenne pour une folle si j’étais sortie en pieds de bas avec Elliot en couche…


  5. Danielle Says:

    Ah oui, ça je comprends! He he!